01.05.19 – 1er mai Lausanne. En avant vers la grève du 14 juin !

« Parce que nous en avons assez des inégalités salariales et des discriminations dans le monde du travail.

A cause des inégalités, nous subissons davantage la précarité, le chômage et la pauvreté. Nous sommes majoritaires dans les emplois précaires et mal payés, mais peu nombreuses à accéder aux postes à responsabilité. Les métiers «féminins» sont dévalorisés, car les compétences requises ne sont pas reconnues. Nous voulons un salaire égal pour un travail de valeur égale, ainsi qu’une révision de la loi sur l’égalité, comprenant des contrôles et des sanctions. Nous voulons que le secteur de l’économie domestique soit soumis à la Loi sur le travail et nous voulons les mêmes droits pour toutes*, quel que soit notre travail.

Parce que nous voulons des rentes qui nous permettent de vivre dignement.

Les assurances sociales ne prennent pas en compte nos parcours de vie et ne répondent pas à nos besoins. On ne tient pas compte des dangers et de la pénibilité spécifiques des métiers «féminins». Le chômage, la précarité et la pauvreté ont souvent un visage féminin, particulièrement pour les seniores. Nous refusons la hausse de l’âge de la retraite des femmes, alors que nous subissons des discriminations pendant toute notre vie active. Nous voulons des assurances sociales qui tiennent compte de nos besoins et de notre réalité, notamment dans la prévoyance vieillesse.

Parce que nous voulons que le travail domestique, éducatif et de soins soit reconnu et partagé, de même que la charge mentale.

Le gène du travail ménager ne fait pas partie de notre ADN et pourtant il nous est principalement assigné. La charge physique et mentale qu’implique tout ce travail n’est pas prise en considération. Ce travail est tellement dévalorisé qu’il en devient invisible. Il est pourtant indispensable au fonctionnement de l’économie et de la société. Et il permet aux conjoints, aux enfants et proches de se réaliser dans la vie. Nous voulons que le temps de travail domestique soit partagé et reconnu dans toutes les assurances sociales, en particulier pour nos retraites.

Parce que nous nous épuisons à travailler, nous voulons réduire le temps de travail.

Le temps de travail professionnel a été défini sur le modèle de l’homme travaillant à plein temps et de la femme au foyer. Ce modèle, construit sur des stéréotypes de la masculinité et de la féminité, est dépassé. Le droit du travail ne contient que de rares dispositions pour concilier vie professionnelle et vie privée. Le congé maternité n’a été obtenu qu’en 2005, après des années de luttes. La surcharge de travail et le stress nuisent à la santé des êtres humains et à l’environnement. Nous exigeons une réduction massive du temps de travail légal pour sortir du piège du temps partiel. Nous voulons travailler moins pour vivre mieux et pour avoir le temps d’assumer et de partager les responsabilités familiales et sociales. Nous voulons davantage de congés pendant la vie active, en particulier un congé parental égalitaire et obligatoire. »

Voici quatre points du manifeste rédigé par les collectifs pour une grève féministes et des femmes*. Des revendications qui posent la question de la place des femmes dans le monde du travail rémunéré. Quatre raisons, parmi beaucoup d’autres, pour lesquelles les femmes * arrêterons leur travail ce jour-là, avec le soutien solidaire des hommes, partout dans le pays.

PROGRAMME :
17h30 Rassemblement Place de l’Europe
18h00 Départ de la manif (les femmes* en tête !)
19h00 Retour Place de l’Europe et prises de paroles de travailleuses « pourquoi nous ferons grève le 14 juin »
19h30 Stands / musique

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